PMI et MBD : simplifiez vos mises en plan en exploitant toute la donnée de vos modèles 3D

Pendant des décennies, la conception industrielle a suivi le même schéma : modéliser la pièce en 3D, puis passer des heures à recréer un plan 2D complet (vues, coupes, cotes, tolérances, états de surface) pour transmettre les instructions à l’atelier.

Solutions citées

Designcenter Solid Edge

Domaine

Conception mécanique 3D (CAO) – Cotation 3D et mise en plan

L’approche MBD (Model-Based Definition, définition basée sur le modèle) et les PMI (Product and Manufacturing Information) font évoluer cette méthode. Les données de fabrication sont portées directement par le modèle 3D. Résultat : moins de double saisie, et des plans 2D beaucoup plus rapides à produire.

Que sont les PMI ?

Les PMI regroupent les informations non géométriques nécessaires pour fabriquer et contrôler une pièce :

  • les tolérances dimensionnelles et géométriques (GD&T, ISO 1101) ;
  • les états de surface et les rugosités ;
  • les notes techniques et les spécifications de matière ;
  • les marquages et les exigences de contrôle qualité.

Au lieu d’être écrites sur une feuille 2D à part, ces informations sont rattachées directement aux faces, aux perçages et aux surfaces du modèle 3D.

Pourquoi annoter en 3D change la donne

1. Une seule source d'information

Quand le plan 2D et le modèle 3D vivent séparément, chaque modification doit être reportée deux fois, avec un risque d’oubli ou d’erreur d’interprétation. Avec le MBD, la donnée d’ingénierie est au même endroit : le modèle.

2. Une passerelle vers la fabrication et le contrôle

De plus en plus de logiciels de FAO (usinage) et de machines de mesure tridimensionnelle (MMT) savent lire les PMI, notamment via le format d’échange STEP AP242. Les programmes d’usinage et les gammes de contrôle se préparent alors plus vite, sans ressaisie.

3. Une communication plus claire avec vos partenaires

Un modèle annoté peut être partagé sous forme de PDF 3D : votre fournisseur ou votre client fait tourner la pièce, clique sur une tolérance et voit la face concernée, sans logiciel de CAO.

De la 3D à la 2D : une mise en plan beaucoup plus rapide

Même quand le modèle annoté devient la référence, le plan 2D reste souvent demandé par les ateliers, les sous-traitants ou les clients. C’est là que le MBD fait gagner le plus de temps.

  • Récupération des annotations : en créant une vue de mise en plan (face, coupe, perspective), le logiciel reprend les cotes, tolérances et notes définies sur le modèle 3D.
  • Moins de cotation manuelle : plus besoin de recoter chaque perçage à la main ; les cotes sont placées sur les vues correspondantes, puis ajustées si besoin.
  • Mise à jour associative : quand une cote ou une tolérance change sur le modèle, la mise en plan suit.

Et dans Designcenter Solid Edge ?

Solid Edge intègre le MBD de bout en bout :

  • annotation 3D des pièces et des assemblages, conforme aux normes ISO 16792, ISO 1101 et ASME Y14.41 ;
  • récupération des PMI dans la mise en plan 2D ;
  • import et export des PMI au format STEP AP242, pour échanger avec la FAO, le contrôle et vos partenaires ;
  • publication en PDF 3D des modèles annotés.

Et avec Solid Edge 2026, les mises en plan 2D peuvent être générées automatiquement, avec l’aide de l’IA.

🎥 Démonstration en vidéo : annotation 3D, vue modèle et plan 2D automatique dans Solid Edge – Source @ericproa

En résumé : gagner du temps là où ça compte

Adopter les PMI et le MBD ne veut pas dire abandonner la 2D. Cela veut dire arrêter de perdre du temps à ressaisir des informations qui existent déjà dans le modèle. En qualifiant la pièce dès la 3D, vous sécurisez vos données d’ingénierie, vous réduisez le risque d’erreur à l’atelier et vous consacrez beaucoup moins de temps à vos plans.

👉 Vous voulez voir ce que le MBD donnerait sur vos propres pièces ? Nos ingénieurs d’application peuvent vous le montrer sur vos fichiers.

SoftPower est partenaire Platinium de Siemens Digital Industries Software.